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Foto: Yngwie Vanhoucke

Checkpoint Atni : LBFA, Ligue Belge Francophone des Amateurs [column]

We hebben de laatste jaren en vooral de laatste weken al wat relletjes meegemaakt in het atletiekwereldje. De Franstalige atletiekbond (LBFA) deed er gisteren met alle plezier nog een schepje bovenop door Jacques Borlée in een open brief volledig door de gehaktmolen te halen. Op die manier bewezen ze vooral hun eigen amateurisme. 

Version française en bas

Jacques Borlée had de LBFA in aanloop naar het EK in Glasgow van terreur en dictatuur beschuldigd, en dat viel niet in goede aarde. Toegegeven, vader Borlée is niet de gemakkelijkste om mee samen te werken, is niet altijd even diplomatisch en niet de man van de compromissen. Zijn woorden waren niet mooi, maar rechtvaardigt dat de karaktermoord door de LBFA van gisteren? In de verste verte niet.

In de brief krijgt Borlée alle mogelijke bagger over zich heen: hij is een leugenaar, hij hallucineert, hij misbruikt overheidsgeld en het is daarom onmogelijk nog met hem samen te werken. De meesterbreinen achter de open brief hebben niet eens de moed om het schrijven met hun eigen naam te ondertekenen. Er staat nergens vermeld van wie het bericht uitgaat. Een rondvraag leert dat het om een statement van de raad van bestuur gaat, maar anderzijds wordt ons binnen de LBFA bevestigd dat technisch directeur Christian Maigret de brief heeft opgesteld. Maigret en voorzitter Thomas Lefebvre speelden dus onder één hoedje om met hun oude vijand, vader Borlée, af te rekenen.

Van wie de brief alvast niet uitgaat is topsportcoördinator Frédéric Kimmlingen, een van de weinigen figuren binnen de LBFA die je van bekwaamheid en visie kan verdenken. Hij zei in Glasgow nog voor onze camera dat hij problemen wil oplossen door gesprekken te voeren. Toen ik hem om een reactie op de brief vroeg, moest hij de brief nog ontdekken. In een federatie met tien medewerkers wordt niet eens de moeite gedaan om alle betrokkenen te consulteren alvorens een bombrief de wereld in te sturen. Dat houd je toch niet voor mogelijk?

Wie het afgelopen half jaar naar de website van de LBFA surfte, kwam op een leeg wit scherm terecht. Een mooie samenvatting van het non-beleid. En toch halen de auteurs van de brief het in hun hoofd om zichzelf op de borst te kloppen voor de medailles die de afgelopen jaren behaald zijn. Misschien eens aan Nafi Thiam vragen in hoeverre zij zich ondersteund voelt door de LBFA? Of eens bij de Cheetahs polsen naar de verkregen ruggensteun bij de opstart van hun project? Als er iemand de topsport vanuit de LBFA wel gesteund heeft de laatste jaren dan is het ex-topsportcoördinator Stephanie Noël, maar die is na het EK in Berlijn buitengewerkt.

“Gestoorde gekken”, was gisteren de eerste reactie een collega-journalist op de open brief. In dat oordeel zit alvast veel minder misplaatste dwaasheid dan in de brief van de LBFA. Als Jacques Borlée al incorrect omspringt met geld van de federatie, dan is het aan de LBFA om dat op te volgen. Om te bewijzen dat hij een fraudeur is, sleept de federatie oude koeien uit de gracht. Ja, Borlée is veroordeeld in de zaak die zij citeren, maar die dateert van toen Kevin en Jonathan nog nauwelijks geboren waren en heeft niets met atletiek te maken. Een laffe uitval, alweer.

De kunde van Borlée heeft al kasten vol medailles opgeleverd, wat dit manoeuvre van de LBFA de atletieksport zal opleveren, is nog maar de vraag. De taak van de bond is om bruggen te bouwen, niet om olie op het vuur te gooien. Het zou wel eens kunnen dat het uiteindelijk niet de kop van Borlée is die rolt, maar van een van de auteurs van de brief. Heel rouwig moeten we daar niet om zijn, want de LBFA, dat is op dit moment de overtreffende trap van amateurisme. La Ligue Belge Francophone des Amateurs.

Milan Augustijns

 

Version française:

Nous avons connu ces dernières années, et surtout ces dernières semaines, quelques différents dans le petit monde de l’athlétisme. La Ligue Belge Francophone d’Athlétisme (LBFA) a placé la barre un cran plus haut hier en passant Jacques Borlée à la moulinette dans une lettre ouverteUn moyen qui a surtout démontré leur propre degré d’ amateurisme.

Jacques Borlée avait notamment utilisé pour qualifier la LBFA de termes tels que terreur et dictature’, ce qui n’a été que très modérément apprécié. Certes, Borlée père n’est pas l’homme le plus facile avec lequel collaborer, n’est pas toujours diplomatique et certainement pas un homme de compromis. Ses propos n’étaient pas jolis, mais cela justifie-il pour autant ce lynchage médiatique d’hier de la part de la LBFA ? En aucun cas.

Dans la lettre, Borlée en prend pour son grade: il est menteur, il hallucine, détourne l’argent public, si bien que le « point de non-retour semble atteint ». Les éminences grises qui se cachent derrière cette lettre ouverte n’ont même pas le courage de la signer de leur propre nom. Il n’est indiqué nulle part de qui émane le communiqué. Un tour de table nous apprend qu’il s’agit de la position du conseil d’administration, mais il nous a été confirmé par ailleurs au sein de la LBFA que le directeur technique Christian Maigret a écrit la lettre. Maigret et le président Thomas Lefebvre évoluent donc à couvert pour régler leurs comptes avec leur vieil ennemi, Borlée père.

Il est en revanche établi que la lettre ne provient de Frédéric Kimmlingen, coordinateur du haut niveau, une des rares figures à la LBFA dont on ne peut mettre en doute la qualification et la vision. Il a confié devant notre caméra à Glasgow qu’il entendait résoudre les problèmes par le dialogue. Lorsque je lui ai demandé de réagir à la lettre, il n’en avait pas encore pris connaissance. Dans une fédération qui compte dix collaborateurs, on ne prend pas la peine de consulter toutes les parties concernées avant de balancer une bombe médiatique. Impensable.

Quiconque a pris la peine de surfer ces six derniers mois sur le site de la LBFA est tombé sur un écran blanc. Un beau résumé d’une absence de politique. Et pourtant, les auteurs de la lettre revendiquent la paternité des médailles décrochées ces dernières années. Il faudrait peut-être demander à Nafi à quel point elle se sent soutenue par la LBFA? Ou s’enquérir auprès des Cheetahs du coup de pouce dont elles ont bénéficié au début de leur projet ? S’il y a bien quelqu’un qui a soutenu le sport de haut niveau au sein de la LBFA ces dernières années, c’est l’ancienne coordinatrice du haut niveau Stéphanie Noël, mais elle a mis un terme à sa collaboration après le CE de Berlin. 

Des fous furieux”, telle était hier la première réaction d’un collègue-journaliste à la lettre ouverte. Un jugement somme toute moins tranché que les propos déplacés dans la lettre de la LBFA. Si Jacques Borlée utilise injustement l’argent de la fédération, c’est à la LBFA de suivre le dossierPour prouver qu’il est un fraudeur, la fédération exhume de vieilles casseroles. Oui, Borlée a été condamné dans l’affaire citée, mais elle remonte à l’époque où Kevin et Jonathan venaient à peine de voir le jour, et elle n’a en outre rien à voir avec l’athlétisme. Une lâche sentence, une fois de plus.

La compétence de Borlée a déjà ramené des médailles en pagaille, mais ce que va produire la manœuvre de la LBFA reste à démontrer. La mission de la fédération est de construire des ponts, et non de jeter de l’huile sur le feu. Il se pourrait en fin de compte que ce ne soit pas la tête de Borlée qui tombe, mais bien celle d’un des auteurs de la lettre. On ne la pleurera pas longtemps car la LBFA est en ce moment le superlatif de l’amateurisme. La Ligue Belge Francophone des Amateurs.

2 reacties

  1. peter vervoort

    Wat ik me dan altijd afvraag is hoe een dergelijk non-beleid in al die sportbonden kan blijven bestaan?

  2. Levêque Noël

    Il est grand temps qu’on ne mette pas tous les dirigeants francophones dans le même panier. J’ai assez exprimé mon avis négatif sur cette convention. Connaissez-vous un dirigeant qui a amené son club à 967 licenciés et en a fait le meilleur club belge avec l’Excelsior. Qui possède en son sein et qui a permis l’éclosion d’un tas d’athlètes de haut niveau comme Bolingo, Debjani, Fanny Smets, Jeroen D’hoedt, Imana Truyers, Dorian Boulvin…. Tous des athlètes qui se sentent très bien au CABW. Noël Levêque a entraîné un tas d’athlètes de haut niveau et de plus c’est lui qui a découvert en 2004 la coach de Cynthia Bolingo, Carole Bam et qui l’a amené comme entraîneur de Carole à tous les grands championnats internationaux d’athlétisme. En 2012, il a confié son groupe d’entraînement à Carole Bam et a sifflé dans l’oreille de Carole de contacter Cynthia Bolingo qui était en perdition. C’est lui qui a offert le 1er contrat d’entraîneur professionnel dans un club d’athlétisme à Carole Bam en 2015. C’est encore lui qui a permis le déblocage du contrat d’athlète professionnel pour Cynthia Bolingo fin janvier. Traiter la LBFA d’amateur c’est votre droit mais arrêter de mettre tout le monde dans le même panier. Cela fait 20 ans que je suis consultant à la RTBF, maintenant uniquement pour le cross. Je n’aurais pas tenu en étant amateur. Je serai une des 2 personnes francophones dans la commission de discussion avec les athlètes, mangers, entraîneurs.. et mon collègue dans cette commission sera Bruno Schroeven patron de l’Excelsior.